Installation & création
Créer son BET cuisine et s’assurer dès le départ
Ancien chef, ancien commercial d’un installateur de cuisines, ingénieur fluides ou dessinateur : beaucoup de cuisinistes-conseils se lancent après des années de terrain. Le statut se choisit en une semaine ; l’assurance, elle, conditionne votre première mission. Voici comment préparer les deux.
Un courtier spécialisé des BET monte votre dossier de création — devis gratuit

- décennale + RC Pro au démarrage
- Dès ~1 500 €/an
- le critère n°1 des assureurs
- Expérience
- l’attestation est exigée avant
- 1re mission
Quel statut pour un bureau d’études cuisine ?
Le statut juridique ne change rien à l’obligation d’assurance : il change la protection de votre patrimoine, la fiscalité et la crédibilité auprès des clients.
| Statut | Atouts | Limites pour un BET cuisine |
|---|---|---|
| Micro-entreprise | Création simple, comptabilité allégée, patrimoines séparés (régime de l’entrepreneur individuel) | Plafond de chiffre d’affaires, image moins rassurante pour une collectivité |
| Entreprise individuelle (EI) au réel | Séparation légale des patrimoines, charges réelles déductibles | Protection non absolue (garanties personnelles données aux banques) |
| EURL / SASU | Société distincte, crédibilité, fiscalité modulable | Formalités et coûts de gestion plus élevés |
| SARL / SAS à plusieurs | Associer conception et lots techniques (fluides, froid) | Pacte d’associés indispensable |
Pour le détail des régimes, consultez les fiches officielles de l’administration.
Une question se pose plus qu’ailleurs : l’indépendance. Un cuisiniste-conseil qui conçoit pour le maître d’ouvrage n’est pas un vendeur d’équipements. Si vous percevez des commissions d’un fabricant ou d’un installateur, votre devoir de conseil sera regardé de près en cas de litige, et certains marchés publics l’excluent. Décidez dès la création si votre bureau est un BET indépendant ou un prescripteur lié, et déclarez-le tel quel à l’assureur.
La décennale, avant même la première mission
Oui, dès la première mission
Un cuisiniste-conseil qui travaille pour un maître d’ouvrage est constructeur (art. 1792-1 C. civ.) et doit être assuré en décennale à l’ouverture du chantier (art. L241-1 C. assur.), quel que soit son statut, micro-entreprise comprise.
Dans les faits, c’est même plus tôt : le restaurateur, la collectivité ou l’architecte mandataire demandera votre attestation avant de signer. Et comme la décennale couvre les chantiers ouverts pendant la validité du contrat, un contrat souscrit après coup ne couvre pas un chantier déjà démarré. Le bon réflexe : lancer la recherche d’assurance en même temps que l’immatriculation.
N’oubliez pas la RC Pro, souscrite dans le même contrat : pour un BET cuisine, c’est elle qui couvre les équipements professionnels (exclus de la décennale par l’art. 1792-7 du Code civil), les refus d’agrément et la perte d’exploitation de vos clients.
Pour une création, les assureurs construction étudient le dossier au cas par cas. Comptez plusieurs jours à quelques semaines entre la demande et l’attestation. Anticipez, surtout si une première mission est déjà en discussion.

Votre attestation avant votre premier chantier
Pas d'historique, pas de sinistre : un courtier spécialisé sait présenter un dossier de création aux assureurs construction.
- Spécial création de BET
- Réponse sous 24 h
Le dossier que l’assureur va examiner
Sans historique d’assurance propre, c’est votre parcours qui fait foi.
- 1 Formation et expérience
Années en bureau d’études, chez un installateur de cuisines professionnelles ou en restauration : c’est le critère n°1.
- 2 Références de cuisines
Projets auxquels vous avez participé : type d’établissement, nombre de repas, montant des travaux.
- 3 Activité prévisionnelle
Chiffre d’affaires estimé, ventilé par mission : conception, lots techniques, suivi, AMO.
- 4 Établissements visés
Restaurants, cantines, EHPAD, cuisines centrales, hôpitaux ; neuf ou existant.
- 5 Antécédents
Si vous avez déjà exercé en indépendant : historique d’assurance et relevé de sinistres.
Un professionnel qui justifie de dix ans de terrain et démarre avec des restaurants et des cantines est un bon dossier. À l’inverse, annoncer d’emblée des cuisines centrales sous agrément ou des cuisines hospitalières sans références comparables fera hésiter les assureurs : mieux vaut démarrer sur un périmètre maîtrisé et l’élargir ensuite, en prévenant l’assureur.
Les pièges classiques du cuisiniste-conseil qui s’installe
- Démarrer sans attestation
- Accepter une mission « en attendant » l’assurance : si le chantier ouvre avant la prise d’effet, il n’est pas couvert.
- Se déclarer simple « conseil »
- Puis concevoir l’extraction ou les évacuations : le lot non déclaré n’est pas garanti.
- Négliger les immatériels
- Une sous-limite basse ne suffit pas pour une fermeture de cuisine de plusieurs semaines.
- Oublier l’archivage
- Votre responsabilité court dix ans après chaque réception : conservez programmes, plans indicés, notes de dimensionnement et échanges.
Une ancienne cheffe de cuisine s’installe et conçoit, pour un ami restaurateur, la nouvelle cuisine de sa brasserie. Elle s’assure trois mois plus tard. Les travaux avaient commencé entre-temps : quand l’extraction s’avère insuffisante et que le restaurant doit fermer dix jours, aucun contrat ne couvre ce chantier. Reprise et perte d’exploitation sont réclamées sur ses fonds propres.
Quel budget d’assurance prévoir au démarrage ?
Pour un cuisiniste-conseil indépendant qui démarre, la décennale et la RC Pro réunies coûtent en général 1 500 à 2 500 € HT par an. Ce montant tient surtout à la cotisation minimale des assureurs construction : il pèse la première année, puis se dilue à mesure que le chiffre d’affaires progresse. Intégrez-le dans votre prévisionnel, au même titre que vos logiciels de dessin.
- Ce qui fait baisser
- Une expérience solide, un périmètre de missions clair, des établissements courants.
- Ce qui fait monter
- Les lots techniques, les cuisines centrales et hospitalières, un parcours court.
- Mode de paiement
- Prime annuelle, souvent fractionnable ; régularisation sur le chiffre d’affaires réel.
Questions fréquentes sur la création d’un BET cuisine
Un cuisiniste-conseil en micro-entreprise doit-il avoir une décennale ?
Peut-on s’assurer sans expérience en indépendant ?
Combien coûte l’assurance au démarrage ?
Quand faut-il souscrire ?
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